
Circuit à moto à Leyte
Leyte, Philippines
4 jours
Une journée sans dénivelé au départ de Tacloban : aller-retour jusqu'à Samar par le pont San Juanico, descente le long du golfe de Leyte, là où MacArthur a pris pied sur la plage en 1944, puis retour par les rizières de Burauen et Dagami. Entièrement revêtu.
Deux raisons attirent la plupart des visiteurs à Tacloban, et cette balade réunit les deux. La première, c'est le pont San Juanico : un peu plus de deux kilomètres d'acier et de béton qui s'incurvent au-dessus du détroit jusqu'à Samar, longtemps le plus long pont des Philippines. La seconde, c'est le littoral au sud de la ville, où les forces américaines ont débarqué le 20 octobre 1944 et où Douglas MacArthur a marché dans l'eau jusqu'à Red Beach, à Palo, pour tenir sa promesse de revenir. En chemin, vous croiserez aussi les traces du 8 novembre 2013, lorsque le typhon Haiyan, appelé ici Yolanda, a précipité une onde de tempête sur Tacloban et les villes du golfe de Leyte. Depuis la côte, la boucle s'enfonce dans les terres et revient par des rizières, des cocoteraies et des bourgades paisibles que peu de visiteurs connaissent.
Côté routes, c'est une balade facile : toute la boucle reste sous les 60 mètres environ d'altitude, sans véritable montée, et le revêtement est en asphalte ou en béton de bout en bout ; un scooter de location de 125 cc suffit amplement. Soyez lucide sur un point : le pont se fait en aller-retour. Vous sortez de la ville par la Maharlika Highway, passez à Samar, faites demi-tour et revenez par le même chemin, si bien que les quelque 9 km entre Tacloban et l'extrémité côté Samar se parcourent deux fois. Ce qui demande de la vigilance, c'est la circulation dans et autour de Tacloban et de Palo, où tricycles, jeepneys et multicabs s'arrêtent dès qu'un passager leur fait signe, ainsi que les routes de village à l'intérieur des terres, où enfants, chiens, poules et riz étalé pour sécher partagent le bitume avec vous.
Plus long tronçon sans station-service : environ 31 km, entre le km 78 et le km 109.
Départ

L'hôtel de ville blanc se dresse sur la colline de Kanhuraw, au-dessus des rues du centre et de la baie de Cancabato : un point de rendez-vous facile à repérer et un départ tout trouvé pour une balade consacrée à 1944, puisqu'après le débarquement, Tacloban fut pendant quelques mois le siège provisoire du gouvernement du Commonwealth des Philippines. Le petit parc de la paix philippino-japonais voisin mérite un coup d'œil avant de partir.
Conseil: Partez tôt. Dès le milieu de matinée, le centre de Tacloban se remplit de tricycles et de jeepneys, et la chaleur monte vite sur la côte.
La routekm 0–4,2
Depuis l'hôtel de ville, vous descendez à travers le quadrillage du centre pour rejoindre Anibong Road le long du front de mer, en passant devant l'Eva Jocelyn. La circulation est lente et dense : les tricycles déboîtent et s'arrêtent sans prévenir, et les jeepneys chargent et déchargent leurs passagers en pleine voie.
À voir
Prévoir 15 min
Le 8 novembre 2013, l'onde de tempête du typhon Haiyan a arraché plusieurs grands navires au port pour les jeter sur les maisons d'Anibong. L'un d'eux, le cargo Eva Jocelyn, a été laissé là où il s'est échoué et sert aujourd'hui de mémorial aux milliers de victimes de la ville. Il repose au bord même d'Anibong Road, au milieu des habitations reconstruites autour de lui.
Conseil: C'est un quartier habité et un lieu de deuil, pas une attraction : garez-vous à l'écart, parlez à voix basse et demandez la permission avant de photographier des personnes.
La routekm 4,2–26,3
La Maharlika Highway, tronçon de la route panphilippine, file vers le nord-ouest le long du détroit, traverse Cabalawan et rejoint le pont San Juanico. Vous passez sur Samar, faites demi-tour et revenez par le même chemin, puis poursuivez à travers les faubourgs sud de la ville. Bus et camions empruntent cette route toute la journée ; sur le pont, roulez à allure régulière, restez dans votre voie et méfiez-vous du vent latéral sur la travée principale.
À voir
Prévoir 20 à 30 min

Inauguré en 1973, le pont porte la Maharlika Highway sur un peu plus de deux kilomètres au-dessus du détroit de San Juanico, un chenal étroit parsemé de petites îles boisées qui sépare Leyte de Samar. Depuis le tablier, vous plongez le regard sur les bateaux de pêche qui se faufilent entre les îlots ; la travée centrale en arc d'acier forme la silhouette la plus célèbre de l'ouvrage. Traversez jusqu'à la rive de Samar, faites demi-tour à un endroit sûr et savourez de nouveau la vue au retour.
Conseil: Ne vous arrêtez pas sur le pont lui-même. Des travaux de réparation ont commencé en 2025, avec des limitations de poids pour les véhicules lourds ; renseignez-vous sur d'éventuels chantiers ou fermetures de voies avant de partir.
La routekm 26,3–36,9
Gov. B. Romualdez Avenue puis Manlurip Road vous mènent à travers San Jose, le quartier situé derrière White Beach, où débarqua une partie des troupes en 1944, avant de longer la route côtière jusqu'à Red Beach et au mémorial de Palo. La circulation s'apaise une fois la ville passée, mais le béton devient glissant sous la pluie.
À voir
Prévoir 45 min

Le 20 octobre 1944, quelques heures après l'arrivée des premières troupes sur Red Beach, le général Douglas MacArthur a gagné le rivage à pied dans l'eau, ici même, avec le président Sergio Osmeña et son état-major, avant d'annoncer aux Philippins, lors d'une allocution radiophonique depuis la plage : « Je suis revenu. » Des statues de bronze plus grandes que nature des sept hommes se dressent dans un bassin sur la plage, dans la pose de la célèbre photographie, tournées vers la terre depuis le golfe de Leyte. Ce débarquement marqua le début de la libération des Philippines, et la bataille navale du golfe de Leyte suivit dans les jours qui vinrent.
Conseil: Le débarquement est commémoré ici chaque année autour du 20 octobre ; ce jour-là, la route peut être encombrée et certaines parties du parc fermées.
La routekm 36,9–60,9
La Maharlika Highway descend vers le sud par Tanauan, Tolosa et les villages de Dulag, sans jamais s'éloigner de la mer. Elle est rapide et rectiligne, et les bus y doublent sans ménagement ; dans chaque bourg, la vitesse chute nettement aux abords du marché et de l'église, et les tricycles envahissent l'accotement.
La routekm 60,9–97,4
La boucle quitte la côte et s'enfonce dans les terres par des routes provinciales, entre rizières, cocoteraies et petites villes, en montant doucement jusqu'au point culminant de la journée, environ 60 mètres, vers Burauen. La circulation est faible, mais la vie agricole déborde sur la chaussée : carabaos, chiens, motos à side-car et riz fraîchement récolté étalé pour sécher au bord du bitume.
Restauration
Prévoir 1 heure avec le déjeuner
Une ville côtière à l'extrémité sud des plages du débarquement de 1944 : tandis que le Xe corps de MacArthur prenait pied autour de Palo et de Tacloban, le XXIVe corps débarquait le même matin sur le rivage près de Dulag. C'est aujourd'hui une paisible bourgade commerçante et l'étape idéale pour déjeuner avant que la boucle ne bifurque vers l'intérieur, avec des gargotes simples autour de la place et de l'église paroissiale.
Conseil: Faites le plein avant de quitter la côte : il y a du carburant à Burauen, puis plus rien sur la boucle jusqu'à Palo.
La routekm 97,4–121
Depuis Pastrana, une paisible route bétonnée file vers l'est à travers les terres agricoles jusqu'à Palo ; attention aux joints entre les dalles et à quelques sections rapiécées. À Palo, vous passez devant la cathédrale, reprenez brièvement la Maharlika Highway puis la Tacloban–Baybay South Road pour regagner la ville, très chargée dès la fin d'après-midi.
À voir
Prévoir 30 min

La cathédrale à deux tours de Palo a servi d'hôpital de campagne aux troupes américaines après le débarquement de 1944, et en janvier 2015 le pape François y est venu rencontrer les survivants du typhon Haiyan. Derrière elle s'élève la colline de Guinhangdan, la « Hill 522 » de la bataille, prise par l'infanterie américaine dans les premiers jours suivant le débarquement.
Conseil: La cathédrale se trouve à une rue de l'artère principale de Palo. Portez une tenue correcte si vous entrez, et évitez le dimanche matin, quand elle est pleine pour la messe.
Arrivée
La dernière portion vous ramène à Tacloban par la Tacloban–Baybay South Road, en passant devant le sanctuaire du Santo Niño, jusqu'au pied de la colline de Kanhuraw. Dans le centre, les rues autour de l'hôtel de ville et du marché regorgent d'endroits où manger quand la fraîcheur du soir s'installe.
Aux Philippines, on roule à droite. Les visiteurs peuvent généralement conduire avec un permis étranger valide couvrant la moto pendant une durée limitée après leur arrivée, le plus souvent indiquée comme 90 jours ; un permis de conduire international en complément facilite les contrôles. Vérifiez la réglementation en vigueur avant de partir, ainsi que la couverture de la moto par votre assurance voyage.
La boucle est plate et entièrement revêtue : n'importe quel scooter de 125 cm³ s'en acquitte sans peine, même en duo. L'essentiel est d'avoir de bons pneus et de bons freins : le béton devient glissant sous la pluie, et vous freinerez souvent pour des tricycles et des animaux.
Les stations sont nombreuses autour de Tacloban, de Palo et le long de la côte. Dans l'intérieur, la dernière de la boucle se trouve à Burauen, et la suivante seulement à Palo. Les boutiques de village vendent de l'essence en bouteille en cas de besoin, mais faites le plein sur la côte.
L'est de Leyte ne connaît pas de véritable saison sèche. De mars à mai, c'est la période la plus sèche mais aussi la plus chaude : roulez tôt et reposez-vous aux heures les plus chaudes. La saison des typhons s'étend en gros de juin à novembre, et de novembre à janvier, c'est généralement la période la plus pluvieuse sur cette côte. Consultez les bulletins météo avant de partir et ne roulez pas lorsqu'une alerte tempête est en vigueur.
Le casque est obligatoire pour le pilote et le passager. Tricycles, jeepneys et multicabs s'arrêtent n'importe où pour prendre ou déposer des passagers, souvent sans clignoter, et les bus doublent sur la route nationale en laissant très peu de marge. Adoptez une conduite défensive, utilisez le klaxon comme les locaux à l'approche des virages sans visibilité, et évitez de rouler de nuit, quand motos sans éclairage, animaux et piétons sur la chaussée sont difficiles à voir.
L'itinéraire passe par des lieux marqués par la guerre et la catastrophe : le mémorial du débarquement, la cathédrale de Palo et le navire d'Anibong. De nombreuses familles de Tacloban et de Palo ont perdu des proches en 2013. Portez une tenue correcte, parlez à voix basse et réfléchissez avant de photographier des personnes.
Ces organisateurs proposent des circuits guidés au départ de la ville suivante : Tacloban. Ils sont classés par ordre alphabétique. Contactez celui de votre choix via Moto Mass.